VOYANCE ET MEDIUMNITE: LA MERE AU COEUR DE TOUTES LES QUESTIONS

La mère, sujet essentiel des consultations de voyance


Peu avant la Fête des Mères et leur mère restant une des  préoccupations majeures d'un tiers de mes consultants (comportement, brouille, mensonge, énigme...), j'ai eu envie d'évoquer quelques histoires illustrant la prépondérance de la mère dans les questions qui me sont posées lors de mes consultations de voyance (prédire l'avenir) ou de médiumnité (communication avec un défunt).

Une de mes amies préparait un livre dédié aux belles-mères et pensait que je pourrais certainement lui communiquer plein d'anecdotes à leur sujet. Et bien non, il est très rare que l'on me parle de sa belle-mère en consultation. Il est par contre habituel que l'on y aborde ses difficultés avec sa mère.

Traditionnellement, et invariablement en fin de rendez-vous, mes consultants me posent timidement une photo devant moi: "Pourriez vous me dire quelques mots sur ma mère. Je ne la comprends pas (ou je ne l'ai jamais comprise) ".

Peut-on ne dire que quelques mots sur une mère? Sur ce qui l'a poussée à tant de déchirements, à tant de non-dits, à tant d'incompréhensions.

Bien entendu, je dédie cet article à ma propre mère et à ses mystères familiaux qui, au bout du compte, m'ont permis de devenir une maman toujours en quête de vérité.


Ma mère, cette sorcière
Ma consultante est une jeune et jolie métisse, diplômée et ambitieuse. Mais dans sa vie rien ne fonctionne comme elle le désirerait: sa vie sentimentale est un désert de Gobi, elle enchaîne petits boulots sur petits boulots, quand elle programme un voyage elle tombe malade, quand elle doit se rendre à un rendez-vous sa voiture tombe en panne, et cette accumulation de petits impondérables font que dans sa vie rien ne se concrétise. Elle est à deux doigts de baisser les bras et même de commettre l'irréparable : "Je n'en peux plus! Par moments, j'ai envie de mourir, j'ai trente ans et je vis encore chez ma mère!".  Et là une décharge électrique glaciale me traverse le corps : "Votre maman a-t-elle quelques notions de sorcellerie?" Le jeune femme confirme spontanément : "C'est de famille! Les grigris et poudres magiques traînent partout dans notre appartement". Je dus alors apprendre à ma jolie consultante que sa chère maman, certainement par simple possessivité et refus de voir sa fille quitter le domicile familial, lui avait lancé un sort lors de son adolescence afin que la prunelle de ses yeux, la chair de sa chair, ne soit jamais en mesure de voler de ses propres ailes. La jeune femme fit dégager le sortilège qui l'empêchait de vivre pleinement, mais ne put jamais pardonner à sa mère. Elle ne me posa plus jamais aucune question sur celle qui lui avait infligé ces années d'enfer maternel.


Ma mère, cette séductrice
Ma consultante, éditrice,  ne supporte plus sa mère, qui d'ailleurs refuse de lui parler depuis plusieurs semaines : "Elle me raccroche le téléphone au nez, elle n'a pas vu mes enfants depuis des mois et fuit tous les repas de famille sous des motifs futiles. Elle a changé de couleur de cheveux, porte un blouson de cuir, roule en voiture de sport et part des journées entières pour jouer au squash. Pouvez-vous me dire quelle mouche l'a piquée, est-elle devenue folle?"
Elle me tend la photo de sa mère, superbe femme d'une soixantaine d'années. Je la capte immédiatement gaie, sensuelle, coquette et surtout très amoureuse d'un grand brun à lunettes: "Qui est Philippe?"
Elle soupire : "A part mon mari je ne vois pas..." Je me racle la gorge : "Avez-vous une photo de votre époux par hasard?" Et la photo ne put que confirmer le visage de mes visions : la mère avait bien une aventure torride avec son gendre. Je devins probablement écarlate, dus balbutier quelques mots avant de trouver une contenance. Bien entendu, je ne pus lui révéler ce que j'avais capté, la vie s'en chargea lorsqu'elle découvrit dans la messagerie téléphonique de son époux des sms érotiques et très explicites envoyés langoureusement par sa mère. Un divorce plus tard, ma consultante ne présenta jamais sa génitrice à son nouvel époux.


Ma mère, ce gentil fantôme
Mon consultant est veuf depuis quelques semaines seulement. Sa femme trentenaire a été emportée par un cancer foudroyant : "Ma fille de 5 ans croit parler avec sa mère morte chaque nuit, et du coup ne dort plus de crainte de louper ces conversations nocturnes avec sa maman. Vous savez je ne crois pas du tout aux fantômes, mais là j'avoue être troublé par ce que me rapporte ma fille chaque matin à son réveil". Je lui explique en quelques mots comment ces rencontres entre vivants et défunts fonctionnent et les messages qui peuvent s'en extraire. Il se met à sangloter : "Oui mais c'est ridicule, ma femme semble insister pour que nous partions en Asie à Pâques, elle vient à peine de mourir, je n'ai pas le cœur de partir seul en vacances avec mes enfants à l'autre bout du Monde". Les détails des visions de sa fille ont fini par me convaincre qu'il ne s'agit pas des fruits de l'imagination d'une enfant en souffrance mais bien de véritables manifestations d'un défunt. Je l'encourage donc à tenter ce voyage et d'y trouver éventuellement une réponse. Ils partirent et n'en revinrent jamais. Une nouvelle vie les y attendait, un job miraculeux pour le père et très vite une adorable belle-mère, française exilée, rencontrée à l'ambassade de France lors d'incontournables et fastidieuses démarches administratives. La mère ne se manifesta plus, certainement soulagée d'avoir été remplacée.


Ma mère, cette voleuse
Sa mère reste un mystère. Elle n'a jamais travaillé, a épousé plusieurs hommes sans le sou, a toujours vécu au dessus de ses moyens et n'a pourtant hérité de personne. Autant, ma consultante ne se posait aucune question lors de son enfance, autant l'étrange et luxueux train de vie de sa mère l'interpelle de plus en plus maintenant qu'elle est devenue une adulte consciente : "Elle vit comme une milliardaire, rien n'est à son nom, un simple compte bancaire postal presque vide, je n'y comprends rien, j'en suis arrivée à me demander si ma mère n'est pas une ancienne prostituée de haut vol!". Je secoue la tête : "Non, non, votre mère n'a jamais usé de ses charmes pour vivre ou s'enrichir". Je dus me connecter au passé de sa mère, pétillante octogénaire, pour comprendre d'où lui venait cette surprenante et intarissable richesse. Après bien des hésitations, des fausses pistes et des revirements, je me retrouvai face à des activités qui n'avaient rien de sexuel, mais néanmoins trépidantes, bien que relativement angoissantes. Je vis sa mère pénétrer de nuit et de jour dans des appartements vides, escalader des façades, fracturer des tiroirs, je discernai des bijoux, des billets, de l'or, des tableaux, je la vis transporter des objets volumineux et lourds, courir, fuir, sautiller et j'eus du mal à admettre que cette jolie et élégante mondaine avait été tout simplement une infatigable voleuse professionnelle. Ma consultante elle aussi ne me crut pas et ce n'est qu'après le décès de sa mère, qu'elle dut se rendre à l'évidence : dans son testament sa mère avouait un nombre incalculable de vols et autres larcins et demandait à ses enfants de faire livrer un bouquet d'œillets à chaque foyer cambriolé. Pourquoi des œillets? L'histoire ne le dit pas.
 © Nathaly Bloch

N.B :
Toutes les personnes citées dans mes articles existent, ou ont existé, et m’ont bel et bien consultée.
Cependant, par mesure de confidentialité, et afin que nul ne puisse les reconnaître, j’ai modifié leurs caractéristiques principales (prénoms, métiers, lieux…)
Toute similitude ou ressemblance flagrantes avec une personne existante ou ayant existé ne donc serait que pure coïncidence totalement indépendante de ma volonté.              

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