MAISONS HANTÉES: QUAND LES FANTÔMES HANTENT LES LIEUX ET LEURS OCCUPANTS

Où il est question de messages et de secrets de famille
Les lieux de vie ou d'activité sont un questionnement fréquent de mes consultants "pourquoi je me sens mal dans cette maison" "pourquoi ma nouvelle boutique semble occupée par quelque chose de néfaste" "pourquoi je n'arrive jamais à séjourner dans cette pièce"...
Quand le malaise et son explication échappent à toute logique rationnelle, j'essaie de localiser certaines "présences" éventuelles, soient elles bénéfiques ou maléfiques, d'identifier la source réelle du problème et  surtout de traduire quels messages ces présences "envahissantes" cherchent à délivrer.
Comprendre le message de l'âme morte, le transmettre aux occupants vivants, c'est aussi enfin les libérer chacun.
J'aurais au sujet de mes "enquêtes" sur le mystère de ces lieux et maisons hantés un nombre incalculable d'anecdotes, j'en ai choisies aujourd'hui quatre me semblant caractéristiques de ces phénomènes.

Le manoir breton - Le fantôme voulait que l'inceste soit dévoilé

Une de mes consultantes avocates me questionnait souvent au sujet du manoir breton familial. " C'est infernal, certaines nuits les coups dans les murs sont incessants" . Elle ne me parlait pas des voisins, mais bien du fantôme que toute la famille avait fini par accepter depuis que je l'avais identifié comme une très vieille tante morte au 18ème siècle et se prénommant Marguerite. Quelques recherches généalogiques avaient en effet confirmé la date de décès que Marguerite m'avait précisée lors d'une de nos séances. Mais depuis quelques mois, Marguerite empêchait tout le monde de dormir dans le manoir ancestral. "Nathaly Peux tu me dire ce que veut Marguerite, à part nous rendre dingues?".  J'interroge donc Marguerite, sans me douter de l'étendue de ce qu'elle allait me révéler : "dis lui que l'explication c'est sa sœur" "Ma sœur!" me rétorque ma consultante "je ne l'ai quasiment pas vue depuis ma naissance, elle est mon aînée de 20 ans, elle s'est exilée en Australie où elle s'est mariée et n'est jamais revenue en France depuis, je ne la connais presque pas " Elle me tend une photo de sa sœur et quand je prends cette photo dans la main l'image de la sœur me dit "C'est ma fille" Je suis à deux doigts de répéter machinalement  : "Elle me dit que tu es sa fille" quand je prends  conscience de l'énormité de la révélation, articulant un "c'est ma......" que j'interrompt  soudain, devenant écarlate et horriblement mal à l'aise. Je repose la photo : "Il est tard, je suis fatiguée, nous allons arrêter" Elle me bouscule un peu "Je suis sûre que tu as la réponse, et que tu ne veux pas me la donner" Bien entendu, il était hors de question que je lui révèle que sa sœur était sa mère, et de surcroît suite à un inceste. "Va voir ta sœur elle t'expliquera" Elles se sont parlées depuis, la sœur après lui avoir expliqué le lourd secret de sa naissance est même revenue passer du temps dans le manoir familial et Marguerite si elle y reste encore très présente, y a enfin cessé ses tapages nocturnes.
La maison de couture - l'ancien occupant voulait continuer de s'asseoir près de la fenêtre

Un de mes consultants, créateur dans la Haute Couture, n'en pouvait plus "J'ai voulu symboliquement reprendre le bureau de ****** (celui qui avait fondé cette maison de couture et qui était mort quelques années auparavant) et je vis un véritable enfer! courants d'air, portes qui claquent, bruits étranges...Tu me conseilles quoi? Changer de bureau?"Je questionne donc le couturier défunt pour comprendre en quoi la présence du "petit nouveau" lui était difficile.Il me répond le plus naturellement du monde "Il me cache mon ancienne vue vers la lumière du jour, il peut rester mais je veux être assis là où j'étais assis de mon vivant, un simple fauteuil me suffira, il peut garder mon ancien bureau, il n'a qu'à le déplacer un peu plus loin"Le message fut transmis à son successeur qui le mit immédiatement à exécution en poussant son bureau de quelques centimètres  et depuis le mort (dont le fauteuil est interdit à quiconque) et le vivant cohabitent en parfait voisinage.
La cave du restaurant branché était bâtie sur une ancienne fosse de pestiférés
Le patron de ce restaurant parisien était exaspéré, il possédait une immense cave voûtée qu'il ne pouvait plus utiliser : les vins y tournaient, les matériels entreposés y pourrissaient, tout y devenait noirâtre et tous ses employés à terme refusaient d'y descendre tant le lieu les effrayait. 
Il déplia devant moi les plans du sous-sol. Je posai le doigt sur un des angles de cette cave " Il y a des ossements là dessous à environ un mètre de profondeur, les restes de plusieurs corps différents"  Le brave homme interrogea la Mairie qui nia toute présence d'ancien cimetière. Il revint vers moi "Tu t'es trompée" Je lui précise : "Non creuse et tu verras il y a des ossements de pestiférés". En effet, il fit bien cette macabre découverte : ce qui avait certainement été un ancien charnier de victimes de la peste. 
Ces ossements ont rejoint une sépulture décente et le restaurateur put enfin reprendre possession de sa superbe cave voûtée.
La maison sur une île. Les fantômes ne voulaient pas que son occupante les quitte
Une de mes consultantes, aujourd'hui peintre et ancienne comédienne, vivait depuis plusieurs années dans une superbe maison sur une île face à la mer. Elle avait décidé de vivre une nouvelle aventure en Amérique du sud et avait donc mis sa maison en vente. Le prix était justifié, la propriété superbe ne désemplissait pas de visites, mais aucune vente ne parvenait à se conclure.De guerre lasse, elle me demanda de lui dire quand cette vente allait enfin se débloquer.Je pris les photos de sa maison dans les mains et lui désignai une tourelle : "Il y a 2 gentils fantômes dans cette jolie tour" Elle éclata de rire " C'est là où je peins en chantant, si il y avait des fantômes je  les aurais sentis j'imagine!"" Ce sont de gentilles présences, ils t'ont adoptée et refusent de te laisser partir""Tu blagues j'espère!".Non je ne blaguais pas du tout. Certains fantômes peuvent se montrer plus possessifs que les vivants. La perspective de la laisser s'en aller et de prendre le risque de récolter un couple de retraités ennuyeux "à mourir" les insupportait. La propriétaire si elle ne céda pas et finit par déménager, dut pour le faire trouver de nouveaux propriétaires aussi gais et distrayants qu'elle. Et les fantômes acceptèrent enfin de la laisser partir et sa maison fut très vite vendue.Non je ne blaguais pas du tout. Certains fantômes peuvent se montrer plus possessifs que les vivants. La perspective de la laisser s'en aller et de prendre le risque de récolter un couple de retraités ennuyeux "à mourir" les insupportait. La propriétaire si elle ne céda pas et finit par déménager, dut pour le faire trouver de nouveaux propriétaires aussi gais et distrayants qu'elle. Et les fantômes acceptèrent enfin de la laisser partir et sa maison fut très vite vendue.
© Nathaly Bloch
N.B :
Toutes les personnes citées dans mes articles existent, ou ont existé, et m’ont bel et bien consultée.
Cependant, par mesure de confidentialité, et afin que nul ne puisse les reconnaître, j’ai modifié leurs caractéristiques principales (prénoms, métiers, lieux…)
Toute similitude ou ressemblance flagrantes avec une personne existante ou ayant existé ne donc serait que pure coïncidence totalement indépendante de ma volonté. 

Commentaires

  1. C'est les deux premières histoires qui me parlent le plus. Merci de nous les faire partager !

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  2. J'adore votre blog ma très chère Nathaly. Je vous embrasse affectueusement.

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  3. Fascinant Nathaly !

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  4. Bravo Nathaly, je reconnais bien là toutes les qualités de ton don exceptionnel

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  5. Votre blog est un parfait mélange de professionalisme et de 'story telling'. Réjousissant est le mot qui me vient à l'esprit.

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